20150615

Convention Day 2015

Ce samedi 13 juin 2015, c'était le Convention Day 2015 organisé par les Marie-Louise des Flandres à Marquette-lez-Lille.



J'étais décidé à y aller cette année, cette convention étant toujours bien organisée, avec une ambiance très sympa.

J'avais plusieurs choses de prévues : aller saluer Minus et Esprit qui animaient une démo de
Red Button's Nation et en profiter pour remettre mon avatar à Samy, passer voir David (Blockhaus82) le créateur de Kolaps : Ground Zero, déjà parce que cela fait longtemps que je ne l'avais vu et ensuite, nous avions un petit détail de carte à régler suite au pledge de ce début d'année, rien de grave…

Dans la foulée, il me fallait aussi faire quelques emplettes chez Décors Miniatures, pour pouvoir avancer sur ce que je vais peindre pour le concours qui a lieu chez Mori kun…

J'espérais aussi voir Lixa, et peut-être rencontrer IRL Docteur Half, Le_Lapin ou Masp, et tout ça avant 16h00, parce que mes fils m'attendaient à Lille pour le goûter !

Tous mes objectifs n'ont pas été remplis, mais il faut dire que les 3 heures que j'ai passé là-bas m'ont semblées extrêmement courtes…


La première chose que j'ai aperçu en entrant, comme par hasard, c'était la table de démo de Red Button's Nation…

Une partie de la table de démo de Red Button's Nation…

Esprit (debout) en pleine initiation…

Regardez-bien cette voiture : c'est une voiture à pas cher de chez Action, vous risquez d'en voir encore d'autres au fur et à mesure des posts. C'est hallucinant, en partant d'un modèle, de voir ce que chacun peut en faire au niveau conversion !

Minus en grande discussion…

Les mercenaires de Red Button's Nation. Si vous suivez le CCCP sur Warmania, vous en reconnaitrez sûrement certains…

Un peu plus loin, je suis tombé sur Lixa…

En pleine réflexion…

Le même, un peu plus tard, alors qu'il animait une table de démo de The world of Twilight






Un peu de Napoléonien… Je n'ai pas prêté attention à la règle utilisée…





Du Epic Armageddon sur une table de (feu) Mac Miniatures…



Du Bolt Action




X-Wing et Dreadball…



Une très belle table de Ronin…





Une démo de Planetfall avec des décors de Dropzone Commander…





Je suis aussi passé voir David (Kolaps : Ground Zero), afin d'échanger ma carte en doublon, j'en ai profité pour lui acheter la figurine APC de Emma Lutz…

David en action : impressionnant !



Vraiment un bon moment, j'ai même fait quelques emplettes au Bring & Buy, mais rien de bien déraisonnable…

Par contre, je n'ai pas eu l'occasion de rencontrer d'autres bloggers… peut-être la prochaine fois…

20150610

[Red Button's Nation] : Der Sturm

Der Sturm était assis contre un mur à l'ombre, le chapeau rabattu sur les yeux. Le fusil qui ne le quittait jamais était posé en travers de ses genoux.

Le secteur était calme et les tours de garde mis en place par Talla accentuaient le sentiment de sécurité.

Un vent léger se leva, charriant sans doute des toxines et un tas de saloperies, mais Der Sturm était bien.
Il profitait du repos dont la bande bénéficiait depuis quelques jours. La dernière vente d'esclaves avait rapporté beaucoup de ressources : du métal, de l'eau pure, des pièces de rechanges pour les voitures,
des armes, de l'essence, de la nourriture…

Talla et Thorhart avaient décidé que le convoi s'arrêterait quelques jours afin qu'ils puissent prendre un peu de repos, ces dernières semaines avaient été épuisantes.

Der Sturm laissa vagabonder son esprit… 

Il était dans un état de bien-être qu'il n'avait plus connu depuis longtemps. Cette journée était vraiment exceptionnelle. Sa main gauche se rapprocha doucement de la crosse de son fusil.

Le silence aussi. Ce lieu était d'un calme. Sa main droite enserra délicatement et lentement le canon
de son arme.

Il se remit souplement et rapidement sur ses deux pieds, le fusil pointé vers l'avant.

Yiprick sursauta.

– Vas-y doucement mon pote, j'ai pas envie de finir en miettes avec ton engin d'enfer !

– Pourquoi t'arrives doucement alors ? lui demanda Der Sturm

– Ben j'ai parié avec Siaye que j'arriverait à te piquer ton fusil…

– C'est raté. T'en as d'autres des idées à la con ?

– T'énerve pas, je te l'aurai rendu… Ah au fait avant que j'oublie, y'a Thorhart qui veut te parler.

Der Sturm ajusta son couvre-chef et regarda Yiprick d'un air mauvais, et partit doucement vers le centre
du camp.

Thorhart était en grande conversation avec Talla.

– Der Sturm, tu tombes bien ! Talla vient de rentrer avec le bus, il a ramené quelque chose pour toi.

– C'est quoi ? demanda Der Sturm.

– Va voir, lui dit Talla, c'est accroché derrière le bus, tu ne peux pas la rater.

Intrigué Der Sturm se dirigea vers l'arrière du bus.

Et là, il la vit…

– T'en as déjà tellement retapé des bagnoles, dit Thorhart, que quand on l'a vu celle-là, on s'est dit avec Talla qu'elle serait pour toi… Bon comme tu peux le voir, elle n'est pas neuve, tu vas avoir du boulot…

La voiture était un vieux modèle, de ceux que l'on faisait au siècle dernier, voire peut-être même avant…
à une époque où l'on construisait solide, et où le mot « consumérisme » n'existait pas encore… Un modèle massif, en vraie ferraille, toute rouillée, les pneus crevés ou dégonflés.
En ouvrant la porte avant, Der Sturm passa la main sur les sièges en vieux cuir, un peu passés…

– Ça me touche vraiment, dit-il mais pourquoi ?

– On va revoir notre façon de travailler. Thorhart va entraîner les plus talentueux des esclaves que l'on trouvera pour qu'ils se battent au corps à corps pour nous, en échange d'une vie moins dure en dehors des combats. L'idée serait de les transporter au cœur de la mêlée et de les larguer. Les anciens conduiront les voitures et les entretiendront…

– Je suis le seul mécano, dit Der Sturm.

– C'est vrai, mais tu leur apprendras le minimum au fur et à mesure.

– Comme tu risque de superviser le bon état de marche de toutes les caisses, il était normal que tu aies la tienne en premier, dit Thorhart.






Pas de carte de stats cette fois-ci : je vais toutes les refaire en révisant les coûts des figurines et en intégrant celles des esclaves combattants, mais ça ne sera pas avant la fin de l'été…
Je vais attendre la version « propre » des règles en PDF, au cas où quelques petites choses auraient changé…

Ah et j'oubliais, ce post est le 200e, hé ouais…

20150607

[Red Button's Nation] : véhicule léger

Il y a quelques semaines, Esprit m'a offert une moto !

Bon, attention, hein, pas une vraie : d'abord ça coûte cher, et pis ensuite, j'ai pas le permis…

Non, en fait la moto dont il est question est un jouet qui cadre bien avec l'échelle 1/56e, et qui se trouve pour pas cher… j'en avais déjà parlé ici.

À l'origine, elle est comme ça :


Bon c'est vrai, elle est pas terrible, mais n'oublions pas que c'est un jouet à friction…


Quand on la passe à la sous-couche, on s'aperçoit que l'allure générale est déjà plus noble :


C'est fou, hein ? Si, si, c'est la même…

Pour la petite histoire, le sac qui est fixé à l'arrière provient d'un set de bagage de chez Pardulon, et à lui tout seul, il vaut plus cher que la moto…


Sous-coucher, c'est bien, mais peindre c'est mieux ! 

Voici donc cette moto coloriée selon mes goûts, ça n'a plus grand chose à voir…





Étonnant, non ?

En fait, ça convient parfaitement…


Ci-dessous, avec une figurine, pour avoir un aperçu de l'échelle :


20150601

[Red Button's Nation] : Wallach

Vous ne rêvez pas : Wallach sera prochainement sur les tables de démonstration de Red Button's Nation comme d'autres d'ailleurs !

Lors de ma soirée chez les Nerviens la semaine dernière, nous discutions de choses et d'autres autour de RB'sN, et Minus m'a rappelé qu'un sujet avait été lancé sur Warmania, qui propose à ceux qui le souhaitent de peindre une figurine dans laquelle ils se reconnaissent ou une figurine qui leur plaît, qui sera leur avatar sur le terrain, dans une bande de mercenaires. Cette figurine sera utilisée pour les tests du gameplay, les rapports de bataille et pour illustrer le livre de règles.

J'avais vu le post, je savais qu'il existait, puis j'ai oublié…

Le fait d'en discuter me l'a rappelé, et je me suis donc inscrit sur la loooooongue liste des participants (une vingtaine quand même !), afin de courir moi aussi sur la belle table d'Esprit en essayant de ne pas me faire écraser par un véhicule lourd et en évitant les lance-flammes.

J'ai donc cherché dans mes cartons, jusqu'à trouver une fig avec laquelle je me sente en osmose.

La marche à suivre de cette opération précise qu'il serait bien agréable de joindre à sa figurine un petit fluff, afin de la situer dans l'univers du jeu.

Donc, avant de voir la photo, voici le texte d'intro qui va avec…


La petite ville en ruine était extraordinairement peuplée.

Depuis quelques jours, des voyageurs arrivaient, seuls ou à plusieurs, certains à pieds, les plus chanceux dans des véhicules à moteur de toute sorte bricolés de bric et de broc, sous un soleil de plomb.

Assis à l'ombre, sur le plancher restant d'un immeuble survivant, au second étage, Wallach retira son casque, libérant ses longs cheveux poisseux. Il ajusta ses lunettes noires et entreprit d'examiner en détail la vue qui s'offrait à lui.

Ce qui avait dut être autrefois l'artère principale de la ville débordait d'activité. Des véhicules étaient garés un peu partout, leurs occupants discutant entre eux. Des stands de nourriture s'étaient installés un peu partout, proposant du lézard grillé ou des brochettes de rat.

Tout en observant l'animation en contrebas, Wallach commença le démontage de son fusil d'assaut afin de le nettoyer et de le graisser. Depuis trois jours qu'il était dans ce foutu désert, la poussière faisait partie de son quotidien, se soulevant et s'infiltrant partout.

L'après-midi était déjà bien entamée, et la chaleur était étouffante. D'ici quelques heures, le mystérieux personnage qui souhaitait engager une grande quantité de mercenaires pour un obscur travail se montrerait et commencerait à sélectionner ceux qui retiendraient son attention. La sélection durerait plusieurs jours, à l'issue desquels ceux qui ne seraient pas retenus repartiraient à leurs occupations.

Terminant le réassemblage de son arme, Wallach fit le point. Il fallait qu'il aille au contact des autres mercenaires, qu'il essaie de s'intégrer afin d'avoir une chance d'être recommandé par quelqu'un qui serait sélectionné avant lui.

Être retenu et s'intégrer dans un groupe était vital pour Wallach. Généralement les missions duraient plusieurs semaines ou plusieurs mois.
À l'issue du contrat, les mercenaires touchaient leur salaire plus les primes et autres bonus. Inutile de dire que cela faisait un joli pactole. Certains repartaient de leur côté, d'autres restaient ensemble quelques temps, par petits groupes, histoire de voyager de manière sécurisée.

Wallach aimait ces moments. La pression liée au travail de mercenaire retombait. La journée, le groupe marchait. Le soir les hommes trouvaient un coin où s'installer et buvaient de l'alcool frelaté fabriqué à partir d'on ne sait quoi, acheté à un Distilleur rencontré sur le chemin. Puis quelques heures plus tard, ils s'endormaient, souls comme des barriques…

C'est à ce moment là que Wallach les tuait à l'arme blanche, silencieusement.

Au petit matin, il était le seul survivant du groupe à la tête d'un pactole qui lui permettrait de tenir une bonne partie de l'année…

Avec le temps, des bruits avaient commencé à courir sur le fait qu'un des leurs faisait la peau de ses petits camarades une fois les contrats terminés… le nom de Wallach avait été prononcé… Récemment, sa tête avait été mise à prix par les mercenaires. La récompense ne serait délivrée que contre sa capture vivant. Trop de rumeurs et de cadavres circulaient, une mise au point urgente s'imposait. Au vu des circonstances, Wallach prenait un nom d'emprunt à chaque nouvelle mission et renouvelait son apparence physique à chaque fois, afin de brouiller les pistes. 

Ayant regagné la rue, il marcha un peu en regardant minutieusement les nouveaux arrivants.

Il se dirigea vers un type qui était apparemment venu seul, mais qui avait l'air de connaître du monde. Une espèce de moine armé d'un lance-flamme sur lequel se trouvait des motifs asiatiques que Wallach supposa être des caractères japonais. Le moine tourna la tête et le regarda. Wallach s'avança vers lui, les mains bien en vue :

– Salut, moi c'est Prodos, et toi ?

– Napalm Monk, répondit le moine. C'est étrange, ton nom me semble familier…