20181218

EDEN : Matriarcat Ordre Blanc. 1 : dans la boite…




Bon. Pratiquement un an sans poster…

Ça fait un moment que je me dis que je vais m'y remettre, sans parvenir à franchir le pas.

J'ai retrouvé dans mes cartons le starter de l'Ordre Blanc du Matriarcat, et c'est une excellente raison pour réalimenter de manière officielle ce blog que j'aime beaucoup, et que, malgré les baisses de régime, je n'ai jamais pu supprimer.

 Dès le premier coup d'œil, quelque chose m'a attiré, probablement le côté  « guerriers du désert ». 
Le fait de me dire aussi que non seulement, je vais pouvoir m'éclater avec à Burn Out (Made by Minus), mais en plus, je les vois bien en cultistes pour RBN (Made by Esprit)…

Commençons donc dans les règles avec un open ze box, histoire de voir quoi que c'est qu'il y a dans la boiboite…

Lorsque l'on pousse sur le côté gauche de la boite, elle coulisse sur la droite. Mais là où c'est encore plus fort, c'est que lorsque que l'on pousse sur le côté droit de la boite elle coulisse vers la gauche. C'est dingue non ? Moi, j'aime les trucs comme ça, bien pensés. Quand on a essayé pendant 15 mn en poussant à gauche, à droite, on s'arrête, on ne touche plus à rien, on regarde le mécanisme simple et puissant de cette boite, et là, la pensée transcendante vient d'un coup, d'un seul :

« Putain, merde, c'est génial ce truc ! »

Bon par contre un bémol : quand on appuie sur les deux côtés de la boîte en même temps, il ne se passe rien… Ça par contre, c'est complètement con, et en plus complètement frustrant…

Bref. Quand vous avez enfin ouvert la boite, voici ce qui apparaît :




Vue imprenable sur le livret, que l'on trouve dans tous les starters Eden, et ça, c'est bien. Comme je suis gentil, et que je ne souhaite pas que vous ayez des maux de cou, je vous le mets dans le bon sens, c'est mieux !


Vous, je sais pas, mais moi, j'ai rien contre les types de chez HGF,
par contre, leur smiley à la con,
je rêve de lui fracasser les dents à coups de pelle…

Comme d'hab, les cartes : profils, missions, tactiques, spéciales…








Pis y'a aussi des figurines, ça tombe bien, c'est surtout pour ça que l'on achète le starter, logiquement…


Sœur Eunoé

Sœur Drusilla

Carnifex

Secutor

Socles. Pas grand chose à en dire, mais ils font partie du pack…

Moi j'aime bien les starters, pasqu'y'a plein de trucs dedans… Encore qu'ici, comparativement à Alkemy, ça fait un peu pauvre (manque le stylo effaçable, les dés, le mètre…). Par contre la boite est plus belle.

Ceci dit, je trouve que ce coup-ci les proportions des personnages du starter sont assez cohérentes entre elles. Il n'y a pas comme dans d'autres (le premier starter du Convoi, par exemple) des disproportions énoooooormes entre chaque figurine. Si vous ne voyez pas à quoi ça ressemble, faites une recherche sur la toile, vous ne pouvez pas mourir sans avoir vu ça !
Je vous rassure tout de suite, le fait de ne pas chercher à voir en se disant "comme ça je ne mourrai pas", ça va marcher un temps, mais vous finirez par y passer comme tout le monde…


20180115

RED BUTTON'S NATION : Roldo

La nuit avait été fraîche.

Sara et Pete avait commencé la traque d'un cerf à deux têtes la veille au soir. La bête, bien que gravement blessée s'obstinait à fuir, tout en se vidant de son sang et en perdant ses forces, comme si la distance qu'elle mettait entre elle et ses poursuivants allait lui permettre d'aller mieux.

Elle était condamnée, les chasseurs le savaient, c'est pour cela qu'il ne lachaient pas la piste.
À vue de nez, le cerf faisait un peu plus de 200 kg. Une belle pièce qui fournirait suffisamment de viande à la bande pour quelques repas.

Tout à leur traque, il ne firent pas attention à l'environnement. Ils suivaient la piste du cerf, essayant de repérer ses traces, ce qui était de plus en plus facile, la bête étant épuisée. C'est en milieu de matinée que Pete pris conscience de leur situation : ils avaient quitté les États du Nord, et étaient entrés sur les terres de la Nation des Sables,
en territoire mutant, sans y prêter attention… Cela faisait une bonne demi-journée…

Merde !

Que se passe-t-il Pete ? demanda Sara.

Elle le connaissait suffisamment pour savoir quand il était contrarié.

Que se passe-t-il ? demanda-t-elle à nouveau.

Nous avons passé la frontière. Nous sommes entrés dans la Nation des Sables…

– Quoi ?!? Sara fut prise d'une angoisse subite. Qu'est-ce qu'on va faire Pete ? On abandonne la traque ?

Pas question, dit Pete. On a de quoi nourrir tout le monde pendant une semaine. Il est bientôt mort, je suis sûr qu'il n'y en a plus pour longtemps !

Et si ça dure plus longtemps que tu ne crois ? Et si on tombe sur une bande de mutants ? On raconte des choses horribles sur eux…

Il n'y a pas de raison que l'on tombe sur des mutants. Ouvrons l'œil, ne faisons pas de bruit, et tu verras, tout va très bien se passer.

Sara n'était pas rassurée pour autant.

Et quand le cerf sera mort, comment on le ramène ? On est a pied, je te rappelle !

– On va chercher de quoi faire un brancard. On le roule dessus, et on tire par l'avant tous les deux.

– On ne tiendra pas une demi-journée pour le trajet retour en trainant 200 kg !

– Écoute Sara, nous ne sommes pas forcés de le trainer jusqu'au bout. À cinq kilomètres d'ici, en arrivant, nous avons traversé une sorte de défilé rocheux. J'ai vu quelques ouvertures qui doivent être des grottes.
On emmène le cerf là-bas. On dissimule l'entrée et on retourne au camp chercher de quoi le ramener.

– Mais si on rencontre une bande de mutants ?

– Bon sang Sara, arrête un peu ! Nous sommes au maximum à vingt kilomètres de la frontière avec les États du Nord ! Ils ne doivent pas trainer par ici. Leur territoire est immense, à mon avis, ils sont plus loin à l'intérieur de la Nation des Sables.

Sara n'était toujours pas rassurée. Pete avait l'air de savoir ce qu'il faisait, et sa réputation de pisteur au sein de la bande était bien considérée. En plus, il n'était pas le genre tête brulée…

– D'accord, dit-elle à contre-cœur, mais on ne traine pas !

– Promis. On le retrouve, ce qui ne devrait plus être long. Au besoin on l'achève, et on rentre.

Ils reprirent la traque.

La piste était récente, et visiblement la fin était pour bientôt. La bête laissait des traces que même un novice aurait pu suivre. La végétation sèche était fendue d'un large sillon qui disparaissait derrière une colline.

Ils avancèrent prudemment. Sara réarma son arbalète. Il lui restait quatre carreaux. Pourvu que la situation ne dégénère pas…

Ils arrivèrent en haut de la colline en rampant. Jetant un coup d'œil de l'autre côté, ils virent à une trentaine
de mètres le cerf qui était à moitié allongé.

– Qu'est-ce qu'on fait ? demanda Sara.

– Achève-le, dit Pete à voix basse. S'il se relève, on va devoir recommencer à le suivre…

Sara épaula son arbalète calmement. Elle prit le temps de viser, bloqua sa respiration, et appuya sur la détente.
Le carreau partit avec un léger sifflement et frappa le cerf en pleine poitrine. La bête s'écroula. Morte.

– Tu vois, dis Pete, c'était pas si compliqué. Allez, on va voir s'il est bien mort, je construis le brancard et on s'en va fissa.

Ils s'approchèrent du cerf. Il ne bougeait plus.

– Ok, dit Pete. Je vais à gauche, tu vas à droite. Dès qu'on trouve des choses permettant de construire l'ossature du brancard, on les amène ici. Lorsque que l'on en aura assez, on assemble, on charge et on y va.

– Et tu vas la fixer comment ton ossature de brancard, rigolo ? demanda Sara.

Pete sourit et plongea la main dans sa besace. Il en ressortit une bobine de corde.

– Tadaam ! Souvenir de Merc City !

– Super. Allez, on s'y met !

Au vu de la position du soleil, l'après-midi venait de commencer. Si tout allait bien, ils auraient dissimulé le corps du cerf avant la nuit, et ils seraient de retour au camp une bonne heure et demie après.
Le temps passait et les matériaux s'accumulaient non loin de la dépouille du cerf. Sara avait trouvé dans un bâtiment en ruines situé un peu plus loin une espèce de grosse bâche plastifiée qui conviendrait très bien pour le transport du cerf. Le matériau était résistant et pas très lourd.

Au bout d'un moment, ils eurent de quoi faire, et ils commencèrent à assembler le brancard. Ils s'étaient un peu reculés, afin d'avoir la place nécessaire, tournant le dos à la dépouille de la bête. Le travail avançait bien, quand Sara eut la détestable impression d'être épiée. Elle se retourna et sursauta.

Derrière eux se trouvait un mutant. Aucun des deux ne l'avait entendu arriver. Il se tenait entre eux et le cerf et leur faisait face, les mains croisées dans le dos, tel un chef de chantier surveillant le travail des individus se trouvant sous ses ordres. Il portait pour tout vêtement un espèce de pagne kaki, usé et sale. Sa tête était couverte d'un casque en métal au centre duquel était encastré un système optique.
Sur son torse une pièce métallique rouillée était apparente. Visiblement elle était fixée sous la peau, mais celle-ci ne s'était jamais véritablement remise en place après que cette prothèse lui eut été fixée.

Pete leva tranquillement les mains, et s'efforça de parler d'une voix calme.

– Nous chassions ce cerf, là, derrière vous. Nous l'avons blessé et il nous a entrainé plus loin que nous ne le pensions. Maintenant nous allons le charger et le ramener. Nous allons faire vite, histoire de ne pas vous ennuyer trop longtemps.

Le mutant le regardait, l'optique rouge de son casque pulsait doucement. La lumière montait en intensité, puis retombait. Un temps passa.

– Vous comprenez ce que je dis ? demanda Pete

Le mutant ne répondit rien. Pete entendit une voix à l'intérieur de son crâne qui disait :

– Ici, c'est la Nation des Sables. On ne tue pas les mutants, car ils sont chez eux.

À voir la tête que faisait Sara, elle avait elle aussi entendu ce qu'avait dit le mutant. Cependant aucun son n'avait été émis. Il était toujours à la même place, dans la même position, les mains derrière le dos.

– Pas de problème, dit Pete en regardant l'optique rouge. Nous ne voulons tuer personne. Simplement emmener ce cerf et rentrer chez nous.

Il fit un signe de tête à Sara, et ils avancèrent tous les deux vers la dépouille du cerf.

Le mutant n'avait toujours pas bougé. Ils avancèrent encore.

Puis tout alla très vite.

Le mutant ramena sur le devant les bras qu'il avait croisés dans le dos. À chacune de ses mains était fixée une lame courbe. Pete n'eut pas le temps de réaliser ce qu'il se passait. La première lame lui trancha la gorge.
Ce fut la dernière chose que vit Sara. L'instant d'après la seconde lame se plantait dans son cœur…

Le mutant regarda les dépouilles des deux chasseurs.

Il s'approcha du cerf mort et enleva les deux lames qu'il portait attachées à ses mains.

Puis, il enleva son casque. Au milieu de son front se trouvait un seul œil.

Posant doucement ses mains sur une des deux têtes du cerf, il le regarda longuement, puis il dit :

– Je leur avais dit. Ici, c'est la Nation des Sables. On ne tue pas les mutants, car ils sont chez eux.












Roldo est la première figurine de ma bande de Mutants pour Red Button's Nation. Je recommence, comme pour les Esclavagistes, à introduire chaque personnage par un peu de fluff.

Lorsque ma bande sera terminée, je m'attaquerai à leurs véhicules. Je sais, on va me dire que j'en ai déjà plein.
Ça n'est pas vrai, je n'en ai fait que 10, et pour moi ils appartiennent aux Esclavagistes.
Je vais donc en refaire pour les Mutants.

Entre deux, je vais m'efforcer de glisser des décors. J'en ai une quantité totalement déraisonnable en stock, il va bien falloir que je les peigne à un moment ou à un autre…


20170815

RED BUTTON'S NATION : containers

Après le Grand Cataclysme, les ports marchands des grandes cités portuaires restèrent à l'abandon.
Les abominations aquatiques qui empêchaient les bateaux de circuler de manière sécurisée ne poussaient pas
le commun des mortels à voyager par la voie des eaux.

Dans bon nombre de ces ports délaissés se trouvaient des parcs complets de containers, vides ou pleins, laissés à l'abandon. Certaines populations de Nomades s'établirent dans ces parcs, logeant dans les containers vides, troquant les marchandises trouvées dans les containers pleins aux Convois de passage…

Avec le temps, les Convois virent l'utilité de ces zones de stockages, et certains commencèrent à s'équiper des modèles les plus petits, aussi appelés mini containers ou containers personnels.
De taille réduite, ils permettaient de stocker du matériel ou des armes.
Il n'était pas rare que certains convoyeurs en cachent dans des grottes dont l'entrée était dissimulée ou les enterrent.
Ces petits espaces de stockage leur offraient la possibilité de garder dans différents États des réserves secrètes leur permettant de se rééquiper si d'aventure ils se faisaient dépouiller ou si leur convois étaient détruits.

Plutôt que de risquer leur vie de manière dangereuse et violente, certains groupes d'individus avaient pour activité la chasse aux containers cachés. Ils se répartissaient ensuite le butin entre eux…




J'ai retrouvé dernièrement dans un de mes cartons ces petits containers que j'avais acheté il y a quelques temps. L'idée de m'en servir comme éléments de décors ou comme objectifs de jeu pour certaines parties m'est rapidement venue à l'esprit. Et en plus ils offrent aussi la possibilité de se mettre à couvert…





























20170729

RED BUTTON'S NATION : véhicule lourd Esclavagistes

Striker attendait. Il avait rendez-vous avec une délégation d’Esclavagistes qui voulaient lui acheter
des médicaments et des pièces de moteur. Il avait rencontré à Merc City un type nommé Talla, qui lui avait passé commande, et avait réglé la moitié du prix comptant sous forme de diverses marchandises et d’une esclave rousse.

Le rendez-vous avait été pris dans le désert, un peu à l’écart des zones de transit habituelles.
La commande passée par Talla représentait en volume un camion complet. Striker s’était garé à l’endroit convenu et il attendait. Pour éviter tout problème, deux snipers étaient postés à cinq cent mètres de là,
prêts à ouvrir le feu sur la zone, si jamais la transaction ne se passait pas comme prévu.
Striker n’était pas né de la dernière pluie. Pas question de se faire dévaliser, même si le type qui lui avait passé commande semblait réglo. Afin d’éviter une éventuelle embuscade, il était arrivé largement en avance.
Assis à même le sable, le dos appuyé contre la roue du camion, il jetait des cailloux dans le sable, un peu comme les enfants, lorsqu’ils s’ennuient, histoire de passer le temps. Lentement. Comme si le fait de prendre son temps témoignait de la patience inaltérable qui était la sienne et élevait l’ennui au rang d’Art…

Les cailloux, en touchant le sable, émettaient un bruit sourd, toujours le même… sauf le dernier, qui, dans un souci de contrariété évident émit un bruit qui ressemblait plus à un « clang »…

Quelque peu surpris, Striker envoya d’autres projectiles dans la même direction, obtenant à chaque fois un écho métallique. Il se leva et se dirigea vers la pelle qui était accrochée sur le flanc de son véhicule.
L'ayant attrapée, il se dirigea vers la zone qui était à l'origine du bruit, commença à creuser.
Très vite, le bruit métallique se fit à nouveau entendre. Il entreprit de déblayer le sable et ne tarda pas à voir apparaître une plaque de métal. Enhardi par sa découverte, et curieux de découvrir ce qui se cachait sous ses pieds, il continua à déblayer le sable, en se dirigeant vers la gauche. Quelques mètres plus loin, le bruit métallique disparut. Revenant sur ses pas, Striker déblaya le sable vers la droite cette fois-ci.
Lorsqu’il perdit l’écho du son, il avait déblayé l’équivalent d’une surface de douze mètres de long sur à peu près deux mètres cinquante de large.

Le soleil était maintenant haut dans le ciel, et Striker avait chaud. Il alla s’asseoir à l’ombre du camion afin de se reposer un peu.
L’heure du rendez-vous approchait. Dommage. Il aurait aimé avoir plus de temps seul afin de découvrir à quoi ressemblait ce qu’il venait de découvrir, à coup sûr un véhicule. Un camion peut être…

Un bruit de moteurs se fit entendre. Trois véhicules lourdement armés arrivaient doucement, comme si la journée leur appartenait. Sept hommes mirent pied à terre.
L’un d’entre eux s’éloigna du groupe et s’avança vers lui.

– « Salut Striker. »

– « Salut Talla. »

– « Tu as tout ce que je t’ai demandé ? »

Striker tendit une liasse de feuilles

– « Les médicaments au complet. Beaucoup de fabrication artisanale, mais efficace et garantie. En ce qui concerne les pièces de moteur, quelques bricoles manquaient, mais rien de bien important. Je pense que ton mécano pourra bricoler quelque chose sans trop de difficultés. Histoire de compenser le manque, j’ai ajouté deux fusils d’assaut, un pistolet automatique et une arbalète ainsi que les munitions adaptées. »

Talla avait le nez plongé dans la liasse.

– « Ok, ça m’a l’air réglo. J’apprécie la compensation.
Wormson, Rudbaugh ! Amenez la marchandise pour Monsieur Striker »

Deux des véhicules s’approchèrent et vinrent se ranger à côté du camion. Les deux chauffeurs sortirent
de leur véhicule et ouvrirent le coffre.

– « Voici le solde du paiement : un coffre plein de livres techniques, et un autre coffre dans lequel tu trouveras des pièces de rechange pour la plupart des modèles de robots les plus répandus, plus des vêtements pour hommes de tailles différentes. »

Striker inspecta les coffres des deux véhicules.

– « Ça me paraît bon. »

Rudbaugh siffla. Les quatres hommes restés à distance remontèrent dans le dernier véhicule
et les rejoignirent.

– « On transborde », dit Rudbaugh.

Les quatres hommes vinrent lui prêter main forte. Peu de temps après, les marchandises se trouvaient dans les véhicules de leur nouveaux propriétaires.

Avisant la plaque de métal qui affleurait le niveau du sable, Talla demanda à Striker :

– « Tu fais des fouilles ? »

– « Non. Je n’ai pas le temps. Je l’ai trouvé en t’attendant et j’ai commencé à dégager le sable, mais ça va prendre trop de temps. Si tu en veux, je te lègue ma trouvaille. »

– « Ouais, pourquoi pas… on est un peu calme ces temps-ci, ça occupera mes gars… »

– « Bon ben c’est dit. Je vous laisse les gars j’ai d’autres livraisons à faire avant la fin de la journée.
À un de ces quatre. »

– « Salut Striker. »

Striker remonta dans son camion. Quelques minutes plus tard, il n’était plus qu’un nuage de poussière à l’horizon.

Talla sortit de sa rêverie.

– « Wormson, tu répartis les tours de garde. Rudbaugh tu vas chercher les autres. Quand tout le monde sera là, on creuse pour dégager cet engin. »

En fin d’après-midi, Rudbaugh fut de retour avec le reste des membres du Convoi.

– « Bon. C’est trop tard pour aujourd’hui, dit Talla. Installez le camp, on commence le déblayage demain. »

La nuit fut calme et froide. Les sentinelles entendirent au loin les bruits étouffés de moteurs d’un Convoi qui devait se diriger vers Merc City. À part ça rien d’anormal.

Le lendemain matin, les fouilles commençèrent de bonne heure. Ils commencèrent à creuser à dix en même temps, si bien qu’à la fin de la journée, l’engin était déjà très nettement dégagé.

– « Un autobus, dit Siyae. Qu’est ce qu’on va en faire ? »

– « Un transport de marchandises, dit Thorhart. Ça nous permettra de stocker ce qu’on a dedans
et de libérer le coffre des voitures. T’en penses quoi Talla ? »

– « L’idée me paraît bonne, ça nous manquait un gros porteur. »

– « Mais y’a des vitres partout, et là où elles sont cassées, il y a des trous, dit Ike. Tu parles d’un engin pour transporter les marchandises… celles qu’on aura pas perdues en route, on va se les faire abimer à la première fusillade dans laquelle on sera pris… »

– « Dit pas de conneries, dit Rudbaugh. Je m’en occupe Talla ? »

– « Vas-y, répondit Talla. Privilégie la puissance du moteur. Protections partout. S’il te manque des matériaux tu m’en parles, ou alors à Thorhart. »

Un mois passa. Le temps que les améliorations sur le bus soient effectives, chacun tuait le temps comme
il pouvait.

– « Ike !!! »

– …

– « IKE ! MERDE ! »

Ike sortit la tête de sa tente, pas encore complètement réveillé.

– « Y a quelqu’un qui m’a appelé ? »

– « C’est Rudbaugh, dit Der Sturm qui était assis sur une caisse de munitions un peu plus loin. Au son de sa voix, je dirai qu’il n’est pas encore en rogne, mais ça ne va pas tarder… »

– « ‘tain, ça va encore être ma fête », dit Ike, en partant torse nu en direction de l’appel.

Il rejoignit Rudbaugh le plus vite possible.

– « Alors, dit Rudbaugh. Tu crois encore qu’on va perdre la moitié des marchandises en route en roulant ? »

Ike regarda le bus. Il n’en croyait pas ses yeux. Des plaques de renforts avaient été placées au niveau des pneus, les fenêtres avaient été calfeutrées par du grillage, des planches de bois, des plaques d’acier, un bélier avait été placé à l’avant. Plus rien à voir avec l’épave déterrée un mois plus tôt. Le bus ressemblait maintenant plus à un véhicule d’assaut…

– « Tu sais ce que c’est ton problème Rudbaugh ? Tu es susceptible… »




Lorsque j'ai commencé les véhicules de mon convoi d'Esclavagistes, une certitude s'est imposée à moi : à un moment ou à un autre, je ferai un véhicule lourd. Le descriptif léger que j'avais lu, disait que les véhicules lourds sont comme une sorte de coffre-fort sur roues. Toutes les richesses d'un Convoi y sont gardées. On peut donc lui supposer un aspect massif, blindé (selon les moyens à disposition), de manière à protéger le butin qui se trouve à l'intérieur.

Dans mon esprit, le véhicule lourd ne contient que les objets, armes, munitions, etc. Les esclaves sont stockés à la dure, dans des cages, accrochés sur les toits des véhicules ou à l'arrière.

Étant tombé par hasard sur un des premiers numéros d'une série retraçant l'histoire des autobus, et fournissant pour une somme modique un fascicule ainsi qu'un véhicule au 1/43e, je me suis laisser tenter.
Après déballage, mon autobus, un Mercedes, ressemblait à ça :




La figurine et le véhicule qui allait devenir Gideon sont placés de manière à indiquer la taille relative du bus.


Il est bien évident que quelques aménagements allaient être nécessaires, afin de donner à cet engin un look un peu plus post-apocalyptique. J'ai donc commencé avec quelques modifications destinées à amener quelques protections contre les attaques extérieures des autres Convois.


















Deux ans et demi ont passé. J'ai continué à travailler sur mon Convoi pour RBN, et j'ai mis le véhicule lourd de côté. Le chantier prenait tout à coup des proportions démesurées par rapport aux envies que j'avais.

Je continuais néanmoins à fureter sur le net, histoire de voir si je ne trouvais pas des éléments qui auraient pu m'être utile, et si d'aventure, d'autres idées ne pointaient pas le bout de leur nez.

L'autobus était sur mon établi, devant mes yeux. Pas un jour sans que je ne le voie. Petit à petit des changements se sont opérés, doucement. À commencer par le bélier : une plaque rectangulaire ne me convenait plus. J'ai donc décidé de la remplacer par autre chose de plus adapté. 

Début juillet, j'ai décidé de le finir. Il était temps. Trop longtemps qu'il était en chantier !

Voici donc le bus terminé, modifié, et surtout, peint…































EDEN : Matriarcat Ordre Blanc. 1 : dans la boite…

Bon. Pratiquement un an sans poster… Ça fait un moment que je me dis que je vais m'y remettre, sans parvenir à franchir le ...